Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 22:41
- Publié dans : Actualité
La dépêche | 26/07/2009 | Laetitia Bertoni

Cajarc (Lot). La colère monte.

Jusqu'au bout, le festival Africajarc, dans le Lot, a espéré que ses artistes obtiendraient leurs visas à temps. Mais, Les Go de Koteba n'ont pu quitter la Côte-d'Ivoire, le groupe Susuma est resté au Ghana. « Ce sont aussi les éducateurs de rues bloqués à Kinshasa, au motif que les organisateurs du festival ne présentaient pas les garanties suffisantes pour confirmer leur départ du territoire français », dénonce Régine Lacan, présidente d'Africajarc.

Ou encore, plus incompréhensible, Fadel Dia, professeur émérite de géographie, secrétaire général de la conférence des Ministres de l'éducation francophone, qui n'a pu obtenir ce fameux sésame, à temps. « Il a 70 ans, nous faisait remarquer, hier, à Africajarc, Henri Senghor, neveu et filleul du célèbre poète et homme politique sénégalais. A-t-il le profil d'un immigré clandestin ? ».

Avec Christian Valantin, ancien directeur du Haut conseil de la Francophonie, il pense envoyer rapidement un courrier aux ambassades et à Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, pour dénoncer cette situation qui est loin d'être spécifique à Africajarc.

« C'est humiliant. La politique d'immigration est devenue plus dure. Votre importance ne favorise même pas l'obtention du visa », se désolait Christian Valantin, hier.

Sur le marché, Cletus Fungboyeh, artisan camerounais, expliquait : « Il m'a fallu fournir : l'invitation d'Africajarc, une attestation d'accueil signée du maire, ma réservation d'hôtel, mon assurance et un relevé bancaire garantissant mes ressources ». Lui aura finalement obtenu son visa à temps, mardi soir.

 

Henri Senghor.
Henri Senghor.
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